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[Paléoanthropologie] Conférence sur le cerveau de l'homme préhistorique

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[Paléoanthropologie] Conférence sur le cerveau de l'homme préhistorique

Message  waterreedshimmer le Dim 5 Oct - 10:28

Prévue le 11 Octobre, semi-privé (pause café), vous devez vous inscrire. Si vous voulez je peux vous fournir plus d'indications.

Honnêtement je saurai le contenu de cette conférence, une fois que j'y serai. Là c'est mon aparté personnel:

Cela fait très longtemps que je ne lis plus d'ouvrages sur le cerveau humain. Avant j'en lisais parce que mes profs m'enseignaient des idées préconçues et des intox comme:
- il y a des bactéries dans le cerveau (les neurones ont des prolongements qui ressemblent à des pattes)
- les animaux ne savent pas communiquer dans le noir absolu ni derrière une porte (adoptez un chat ou même un lapin)
- les neurones sont parfaitement remplaçables (ils savent tous guérir alzheimer et parkinson avant l'heure)
- la perte de parole est irrémédiable et génétique (si on ne fait rien, sûrement)

Pour ce qui est de Paul Broca, j'avais lu qu'il n'avait pas une idée aussi tranchée sur l'aire de Broca que ce qu'on dit de lui. Certes à l'époque il y avait l'association d'anthropologie avant l'IPH. Et ils avaient tous un certain potentiel discursif et rhétorique qui n'existe plus dans les universités. Ou tout du moins à Nanterre (j'avais étudié à Nanterre). Et de nos jours c'est incompatible de être un élève et vouloir discuter de quoi que ce soit. On écoute, c'est tout.

Malgré mon intérêt pour le cerveau humain il y a des années de cela, il n'y avait pas de livre dont on puisse en faire quelque chose dans une rédaction ou un mémoire à Nanterre. Et l'aide était inexistante. On nous coupe du monde, on nous isole dès qu'on suppose qu'on veut faire l'intéressante. Même les profs de biologie ils n'ont rien à proposer, ils ne savent que dire: t'as qu'à changer de filière alors que c'est impossible avec un Bac L même si c'était possible de leur temps. Fallait commander des livres sur internet.

Le meilleur livre que j'avais acheté. Je suis linguiste et pas psychologue de formation. C'est Charles Bouton, Discours Physique du Langage (il n'y avait pas écrit ** Plus du fonds ** dessus comme sur Amazone). Je crois que c'est celui-là: Discours physique du langage - genèse et histoire de la neurolinguistique Bouton, Charles.

Rien à voir avec les sectes de programmation neurolinguistique qui œuvrent derrière les sciences humaines et qui sont reliées aux informaticiens. Bien que je n'ai rien contre enseigner et travailler en informatique en ayant étudié les sciences humaines, pour ceux qui le font. Eux c'est une secte diffuse, genre touche à tout, représente tout, et se donne tous les crédits genre: vous êtes là grâce à nous car notre nom est quelque part derrière. Typique de l'enseignement américain. Mais ils vont bientôt disparaître.

De mémoire, Charles Bouton avait lu Paul Broca, et avait même dit qu'on avait du mal à trouver des bons livres en français sur le cerveau humain en France. Il est du Canada. Et Paul Broca avait fait l'anatomie cérébrale (non, il ne demandait pas à ses patients l'autorisation de leur emprunter leur crâne et leur encéphale après leur mort, le 19ème siècle n'était plus à mon avis si catholique ou religieux), d'un patient qui... là je ne me souviens plus très bien... mais je pense qui avait une lésion sur l'aire droite et qui était devenu muet à cause de celle-ci. Donc il avait bien dit que sur la plupart de ses patients l'aire de Broca était à gauche. De mémoire la troisième circonvolution frontale gauche. Mais cela n'empêche pas que pour une raison inconnue, sur certains de ses patients celle-ci se retrouvait mystérieusement à droite.

Donc les opinions tranchées de l'enseignement, et surtout de la préhistoire du genre: l'aire de la parole n'est que à gauche. Donc si on ne voit pas le moule de cette circonvolution à gauche, c'est que l'homme préhistorique était muet.

De mémoire aussi, en fonction des théories tranchées des psychologues: certaines disent que les oiseaux n'ont pas la parole ni cette aire, et d'autres disent le contraire, toutes preuves à l'appui. La conviction d'abord bien-sûr. Donc c'est bizarre d'attribuer à un oiseau, voir aux dinosaures l'aire de la parole et pas à l'homme préhistorique. J'avais lu sur un autre auteur, un article qui supposait que l'aire de la parole était partout. Sauf que ils reprennent toutes les théories des linguistes sans prendre en compte le fait que pour nous le langage est un fait social, et donc ils séparent l'aire auditive de l'aire lexicale, voir ajoutent tout un tas d'autres aires: phonologie, morphologie, syntaxe, sémantique, pragmatique etc. toutes correspondant non pas à une réalité prouvée scientifiquement mais enseignée en tant que matière à faire cours. Du coup il semblerait qu'au 19ème siècle on était moins tranché que au 21ème siècle qui a repris les théories du 19ème en y mettant moins de couleurs et de nuances.

J'avais aussi lu que bien que certaines personnes qui ont perdu une minuscule petite partie du cortex cérébral devenaient paralysées à vie avec plein de problèmes psycho-sensoriels ou psycho-moteurs, voir très souvent psycho-qualité-de-la-pensée (ex: le décisionnel, les émotions, la politesse et l'aire frontale). Il en existaient d'autres qui même en ayant subi une hémispheroctomie, même si on leur avait enlevé la moitié d'un hémisphère, ont pu reprendre la parole, faire des études universitaires et avoir des bonnes notes.

Alors du coup niveau livres, on oscille entre les livres historiques dont on ne peut que les reprendre tel quels, les livres des psychologues qu'on ne peut pas résumer car ce sont des expériences (et on ne comprend pas le pourquoi il pense comme cela quand on n'est pas psychologue), les livres des neurologues qui au lieu de soigner leurs patients, les observent et ne rapportent que des anecdotes, et celles-là bien qu'elles soient en elle-mêmes des généralisations de cas, on ne peut pas les généraliser, leur donner le statut scientifique de reproductible qu'ils prétendent. Et les autres types d'ouvrages, les pratiques, je ne les connais pas. De mon temps je n'avais pas accès. Et ceux que je vous ai cités, je les ai achetés. En gros il y a trop de certitudes, d'inéluctable, de c'est comme ça parce que c'est nécessairement comme ça, et rien de vraiment crédible.

Pas qu'il faille nier le malheur des uns. C'est comme si, en prenant l'hypothèse qu'on pouvait avoir accès à une meilleure littérature que celle achetée en ligne, même s'il y a certains airs de généralité, on ne peut pas être sûr que ce soient à proprement parler des généralités, car le contre-exemple attend toujours quelque part. Ce qui paralyse l'un peut ne pas avoir d'effet sur l'autre. Et j'ai du mal à y voir des statistiques. Il y a des tendances littéraires, interprétatives, dérivées de la compréhension du monde. C'est celles-là qui sont dites des généralités. Mais ce sont des cas.

Finalement en ce qui concerne les moules, j'ai du mal à croire que le cortex puisse varier en texture d'un endroit à l'autre. Je n'en sais rien. Je n'ai jamais ouvert personne ni aucun animal, heureusement. Mais le cortex cérébral, la matière grise, ressemble à un mini-intestin, à un hyper-long vers de terre, tout en sinuosités, replié sur lui-même. Je ne comprend pas qu'il puisse dessiner des aires ou varier en texture d'un endroit à l'autre dans un encépahale, même d'homme préhistorique. Les aires c'est une division arbitraire inventée au 19ème pour relier les symptômes des patients de leur vivant aux lésions cérébrales, sans tentative de guérison bien sûr. C'est de l'observation-déduction-interprétation. Pas sûre que même en niant l’existence de l'aire de Broca sur les animaux, que au niveau constitutionnel, ceux-ci présentent des divergences aussi visibles.

Je ne pense pas entendre, bien que ce soit un préjugé de ma part, à cette conférence quelque chose d'autre que: l'homme préhistorique était muet parce qu'on n'arrive pas à identifier dans le moule de l'endocrâne, de l'intérieur de son crâne, la zone qu'on délimiterai si facilement chez l'homme moderne.

Et on va toucher des moules.

On verra, j'espère y être.

Pour ma part je suis une curieuse en toute discrétion, peut-être qu'un jour je ferai leurs cours de paléontologie, ils commencent à m'intéresser puisqu'ils m'invitent toujours. En plus ils ne savent pas que c'est un thème que j'ai toujours voulu écouter. Je n'ai jamais été invitée à un événement comme cela qui m'intéresse. Je me souviens de la fac, et même de mes tentatives après la fac: on me tournait le dos quand on y voyait en moi un quelconque intérêt pour une matière ou une filière traitant de la question. Vraiment je suis gâtée. I believe.

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Re: [Paléoanthropologie] Conférence sur le cerveau de l'homme préhistorique

Message  waterreedshimmer le Dim 12 Oct - 14:20

Il y aura un numéro spécial d’anthropologie (on est en Octobre 2014, ce sera dans le futur) qui mettra en relief l'opinion des différents auteurs. Environ 8 intervenants, et un grand public qui pose beaucoup de questions. Je ne cite pas le nom des auteurs dont je parle parce que j'ai vécu dans un monde où il ne faut pas poser des questions et encore moins critiquer. Et moi même sans savoir je critique dès que je trouve un truc. Mes excuses pour mes erreurs de prises de notes. Beaucoup de hors-sujet ici.

Bigfoot a-t-il quelque chose de préhistorique dans l'évolution de son cerveau ?

RÉSUMÉ (début):
Le premier conférencier s'efforce de faire rentrer les faits dans la théorie de l'évolution. Il lie le fait que l'australopithèque qui n'utilisait pas d'outils taillés, n'avait pas un lieu de vie, et était végétarien ne possédait pas l'aire de Broca ni celle de Wernicke de manière développée. Il dit que celles-ci ne sont pas non plus présentes chez le singe, preuve anatomique à l'appui.

Commentaire personnel qui n'a rien à voir avec la conférence:
Or le problème avec la notion d'aire c'est que c'est une théorie, la contradiction les préhistoriens l'ont donné sans le vouloir: la scissure de Sylvius et celle de Rolando changent peu à peu d'orientation au cours de l'évolution. Un bras est-il un bras s'il n'est pas à la même place ? La question ne s'est pas posé pendant la conférence car personne n'était anatomiste. J'ai pris des photos, mais je n'ai pas observé. D'après ce que j'ai compris, même s'il y a des parallèles, les circonvolutions ont changé de place au cours de l'évolution, donc on ne peut pas déduire que les aires d'autrefois avaient les mêmes fonctions cognitives que celles d'aujourd'hui si on suppose que la pensée est fragmentable en aires fonctionnelles. Il n'est absolument pas impossible que la transmission de l'information ne suivant pas les mêmes circuits, la logique de la pensée soit différente, par exemple au lieu d'associer un son et un mot, peut-être qu'ils associaient un son et une saison ?

Quand au chimpanzé ou au gorille, si on observait ses vocalisations à l'IRM (par exemple associées à une demande de nourriture), ou son audition lorsqu'il fait une association mot-objet (par exemple en lui demandant de soulever une pomme et pas une poire), même si l'aire de Broca était confirmée, un généticien dirait: le chimpanzé d'aujourd'hui n'est pas celui des temps préhistoriques humains et n'est pas un homme préhistorique. D'ailleurs je ne sais pas si un chimpanzé ou un gorille est plus évolué au niveau du langage que un homme préhistorique ? Niveau outil non, mais niveau langage ?

Finalement le 19ème siècle était celui des aires cérébrales déduites des lésions cérébrales et le 21ème siècle celui des aires cérébrales déduites de l'IRM, quelles conséquences au niveau de l'interprétation des circonvolutions du néencéphale au niveau de la théorie des aires cérébrales ? Personne ne s'est penché sur la question du changement de méthode.

(Suite en cours, la suite sera pour un autre jour.)

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Re: [Paléoanthropologie] Conférence sur le cerveau de l'homme préhistorique

Message  waterreedshimmer le Dim 12 Oct - 16:11

Moi aussi j'ai une question:
Quand internet n'existait pas, on avait le droit de citer qui on veut, de toutes les manières aucune chance pour que la personne soit au courant.

Maintenant que internet est partout, est-ce qu'on a le droit de citer les scientifiques ou les personnes dont on parle sans demander leur consentement ? Ou est-ce que ça risquerait de les fâcher de savoir qu'on les cite ou qu'on les interprète ou qu'on parle d'eux ?

Donc je ne sais pas si quand on n'est pas un chercheur connu, enfin mais qu'on est juste quelqu'un avec plein d'idées, niveau moyen, voir qu'on ne sait plus si on est un public ou quelqu'un en quête de pensées, est-ce qu'on doit ou on ne doit pas citer les auteurs ou conférenciers ?

Est-ce que c'est bien ou pas bien, mieux ou pas mieux ?

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Re: [Paléoanthropologie] Conférence sur le cerveau de l'homme préhistorique

Message  waterreedshimmer le Mar 14 Oct - 22:27

Suite du résumé suivi d'un commentaire personnel incorporé. Je n'ai que véritablement décrit ici la première conférence, celles des autres étaient tout aussi bien, je les ai mises en contre-plongée parce que je n'allais pas tout raconter. Ceci n'est pas un cours mais une interprétation personnelle à prendre avec du recul. Et rien ne prédit que les scientifiques publieront ces informations telles que je vous les présente. Là il s'agit d'une interprétation critique de l'état des lieux et sous l'égide de la cryptozoologie. Le public invité dont moi, on fait la même chose que les médecins de Doctor House, on doit participer, on doit aider les scientifiques à trouver les bonnes déductions. Le précédent commentaire, je n'ai pas pu le faire car j'y ai pensé après.

La bipédie libère la main, les outils améliorent le conceptuel, le feu apporte la convivialité en plus d'allonger la nuit, de permettre de pénétrer au fond des cavernes, de se chauffer l'hiver, de se protéger des animaux féroces, de cuire la viande, de durcir les pointes des outils. Et on pense que les grands héros magiques, l'identité régionale vient des histoires qu'ils se racontaient autour du feu, d'où une industrie lithique régionale. Puis vient la pensée symbolique avec la 1ère offrande funéraire il y a 400 000ans, et enfin avec l'angoisse métaphysique, les premières sépultures, c'est de cette époque que date le bois de cerf comme symbole de résurrection qui se retrouve dans les cultures chrétiennes et chinoises. Tout cela au regard des capacités crâniennes. Puis il emploi un mot qui date de Pavlov, la pensée associative en rapport avec les lobes frontaux du cerveau et en rapport avec la pensée symbolique : coiffes funéraires, art pariétal, sculptures de Vénus, flûte en os. Puis l'homme préhistorique devient sédentaire avec l'agriculture, les bergers, la céramique, les souffleries pour fondre le métal, et enfin viennent les premiers idéogrammes dont le Dieu Bégo, figure anthropomorphe de la Vallée des Merveilles.

Pour les préhistoriens, c'est le cerveau qui pousse la boîte crânienne, et le thème de la prématuration de notre existence, revient souvent, je pense qu'il vient d'un auteur américain, dont j'avais lu le livre il y a une dizaine d'années, Stephen Jay Gould (je crois que c'était cela son nom), son livre était en train de mourir dans une bibliothèque. Les préhistoriens ne savent pas que c'est un critique fervent de la méthode du QI, donc, oui, on a le droit de faire ce qu'on veut avec un auteur. Associer Gould à la phrénologie c'est explosif, mais pourquoi pas ? Donc l'ouverture de son livre est souvent revenue prise au pied de la lettre : quelles sont les preuves génétiques, anatomiques et paléontologiques qui nous définissent comme de grands prématurés ?

Pour ce qui est des moulages de crâne, la méthode traditionnelle en plâtre permet de voir les détails, alors que le scanner (associé à l'imprimante 3D) utilise des algorithmes mathématiques qui effacent les détails et rendent la surface de l'objet re-dessiné lisse.

Tout cela c'était un beau rêve, ensuite on a eu un préhistorien pour qui le langage n'est pas dissociable de la pensée, donc pour lui l'homme préhistorique a toujours transmis ses connaissances techniques avec des gestes accompagnés de paroles. Puis un généticien pour qui c'était impensable de considérer le langage comme inné car celui-ci n'est pas apparu en un jour. Puis un neurologue qui ne voulait pas se faire citer parmi les phrénologues donc il a bien démontré que aussi absurde que cela peut paraître à l'entendement, il y a une aire pour l'écriture qui est la même pour tous, or la différence entre l'histoire et la préhistoire est l'écriture, cependant au cours de l'invention de l'écriture le cerveau n'a ni changé de forme ni de taille, sous-entendu rien biologiquement n'empêchait les hommes préhistoriques d'être capables de lire et d'écrire. A ce sujet, les points de l'histoire de la neurolinguistique que je vois sans m'y connaître sont : Broca et son impatience de scalper ses patients après leur mort pour voir où est la lésion, la mode des modules qui ne s’appuient pas sur des bases anatomiques, le rapport entre le langage et les mémoires dont Alain Baddley (nom à vérifier), la mode de l'IRM, et je ne sais pas ce que les vrais linguistes ont fait puisque le logiciel Praat, donc la phonétique, n'a été divulguée que au début du 21ème siècle, sûrement de la phonologie fonctionnelle et de l'analyse de corpus.

Pour ce qui est des autres descriptions anatomiques des préhistoriens, présentées d'un point de vue paléontologique, je ne suis pas assez calée pour reconnaître ces aires, car il m'aurait fallu apprendre à comprendre et à contredire pour ensuite pouvoir transposer mon savoir sur un moule de cortex. Sûrement il faudrait chercher des réponses du côté de l’embryogenèse et de l’ontogenèse de l'encéphale car il y a eu beaucoup de suppositions même au niveau terminologique en matière d'évolution.

Finalement, en ce qui concerne le dernier intervenant, un écrivain très perspicace a dit par hasard : « Le cortex triple sa surface entre sa naissance et l'âge adulte. […] Et cette évolution ne dérive pas de la multiplication des neurones, mais de la synaptogénèse, de la myélinisation, des prolongements des neurones. On perd des neurones mais notre surface augmente. » C'était ma deuxième* participation relire sa phrase. Parce que si c'est vrai, même en partie, cela signifie un fait : il se pourrait que la boîte crânienne ait augmenté en taille au cours de l'évolution, mais pas le nombre de neurones. Et que ce soit la quantité de synapses et de ramifications qui ait augmenté le volume du cortex cérébral. Et pour nous, ça peut aussi servir d'argument pour les anti-évolutionnistes avec lesquels je ne suis pas d'accord pour dire que l'homme a toujours été le même. Et pour nous, on peut  se demander si bigfoot peut avoir le même nombre de neurones que nous mais un cortex cérébral différent et un crâne différent ?

A ce sujet, je dois rajouter que d'après mes observations dans le métro (je ne possède pas le vocabulaire des préhistoriens), les personnes qui ont un crâne qui tend vers la forme de ballon de rugby n'ont pas la tête qui s'emboîte pareille que celles qui ont un crâne carré (pour eux c'est rond, pour moi c'est carré), il y a une inclinaison qui leur donne un air pensif et qui fait que les yeux ne soient pas saillants mais discrets, contrairement à la position d'équilibre du crâne carré où le visage est parallèle au sol et où les yeux sont saillants. Autre chose : le gigantisme vient de l'isolement géographique.

* Ma première participation c'était de poser la question en faveur des évolutionnistes de si il y a des éléments génétiques expliquant le changement de position du trou occipital qui est passé de arrière à central, et cela peut paraître oxymorique, mais ça me convient le je ne sais pas du généticien qui ne voulait pas s'emballer dans un point de vue avec lequel il ne serait pas d'accord. De toutes les manières l'anatomie comparée et la génétique peuvent très bien avoir des dissonances, sûrement parce que il manque des éléments à la génétique et d'autres éléments ne s'y rapportent pas.

En conclusion : ceux qui pensent que telle ou telle connaissance en sciences est inutile pour vivre si on n'a pas fait carrière en sciences ont tord. C'est vrai que la manière de percevoir le monde des sciences et de la société évolue drastiquement tous les cinquante ans. Mais on ne peut jamais prévoir quand on aura besoin de telle ou telle connaissance. Un jour quelqu'un peut vous demander à l'improviste un avis sur un cortex cérébral, et si ne vous n'avez rien à dire, vous le regretterez.

(fini Very Happy )

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