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Stonehenge

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Stonehenge

Message  Marjy le Mar 16 Aoû - 15:44

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Archéologie monuments mégalithiques menhir dolmen pierres oscillantes cromlech pierres gigantesques mystère Irlande Grande Bretagne Stonehenge forum Amersbury Angleterre
Dans les paysages de l'Irlande et de la Grande Bretagne sont disséminés de très anciens " monuments" mégalithiques : menhir, dolmen, pierres oscillantes et cromlech. Et pourtant ces pierres gigantesques furent placées et ordonnées selon des calculs astronomiques bien précis par des populations d'apparence primitive. Mais pourquoi des communautés à "l'économie de subsistance" éprouvaient-elles le besoin de déterminer mathématiquement les solstices et les mouvements lunaires ? Peut-on parler de "recherche scientifique" auprès des anciens Celtes de Grande Bretagne et d'Irlande ? Un vieux manuscrit conservé dans la Bibliothèque du Collège du Corpus Christi à Cambridge représente le cercle de pierres de Stonehenge avec en dessous cette légende :

"Stonehenge, près de Amersbury en Angleterre. En 483 A.D. le Mage Merlin transporta la danse des Géants de l'Angleterre à Stonehenge".

Arrêtons-nous sur l'expression "danse des Géants". Durant tout le Moyen-âge, les pierres droites, les dolmens, les menhirs, les cromlechs furent connus dans toutes l'Europe sous diverses dénominations de "pierres des fées, pierres vacillantes, pierres qui tournent". L'archevêque de Uppsala en Suède, Olaus Magnus, grand "fabricant" de livres, baptisa "danse des Géants" ces étrange cercle de pierre, sans doute parce qu'il voyait en elles, comme le copiste du manuscrit de Cambridge, des Géants transformés en pierre par le Mage Merlin durant un mystérieux ballet. Saint Gildas y voyait l'oeuvre du diable :

"Merveilles diaboliques qui dépassent en masse et en nombre tout ce qu'avait produit l'Égypte".

Laissons les époques mythiques. Déjà en 1747 Stukeley proposa une hypothèse risquée. Stukeley fut un étrange personnage. Médecin, il s'intéressait plus aux pierres dressées qui abondent dans le Wiltshire, qu'à la médecine. Depuis sa plus tendre enfance, il vécut au milieu de ces cercles magiques de pierres élevées, d'alignements géométriques, e il les interrogeait. Il ne les abandonnait que pour mieux y penser. A son retour, attiré par leur mystère, il leur demandait à genoux le secret de leur disposition symétrique. Un jour, après des années de patience, d'études et de méditations, il pensait l'avoir découvert. Voici, selon lui, le secret :

Sur la colline Hapken il existe un petit cercle qui précède une ruelle formée par 6 ou 8 pierres, orientée d'est en ouest. Entre Kennet et Avebury, il y a une autre ruelle qui conduit aux cercles, mais avec une direction nord-dus. Si on conjugue ces fragments avec une ligne courbe et si on sait regarder, on distingue parfaitement que Hapken est la tête d'un serpent, la ruelle son corps et Avebury est une partie sinueuse du corps, dont la queue est tracée - plus loin - par les deux pierres du dolmen appelé "Refuge de la longue pierre" et situé à mi-chemin entre Avebury et l'extrémité de l'animal.

Stonehenge et les cromlechs similaires sont donc des témoignages d'un culte du serpent. A cette ophiolâtrie il fallait donner un nom pour décrire les temples à ciel ouvert. Stukeley leur donna le nom de "Dracontia". Et voilà, sur base de nombreux textes latins, un nouveau culte fut entièrement inventé.

Toutefois, peu à peu, certaines observations d'abord fortuite, puis contrôlées et comparées, poussèrent quelques savants à penser à un rapport entre la forme de Stonehenge, son orientation et la course du Soleil; Il semblerait que le premier à attirer l'attention sur cette éventualité ait été un certain John Smith en 1771. Mais, avant d'exposer les théories et les hypothèses modernes sur l'origine, la date et la signification de Stonehenge, il faut dire quelques mots sur le monument.

Stonehenge est placé essentiellement dans une aire rituelle de forme circulaire, délimitée par un fossé et par une série de cercle de pierres positionnées verticalement, auxquelles mène une grande avenue, orientée du nord à l'est et définie par deux excavations. Au centre de la zone se dressent d'autres monolithes, dont un dépasse les 10 mètres de hauteur. Certaines pierres soutiennent des architraves qui les unissent deux part deux. 4 de ces monolithes, surmontés par trois architraves, se dressent encore comme à l'origine, juste face à l'avenue qui mène à Stonehenge.

Le cercle de pierre extérieur porte le nome de "cercle de Sarsen" expression dont la signification s'est perdue et qui s'applique uniquement aux menhirs du Wilshire. Le mot sarsen a été par la suite étendu au grès à tubercules avec lequel tous les monolithes ont été réalisés. Le diamètre du cercle est d'environ 30 mètres. Sur sa circonférence s'élèvent trente monolithes, aujourd'hui il n'en reste que 16, qui - presque tous- atteignent les 4 mètres de hauteur. Les architraves qui les surmontent portent la hauteur totale à 4.75 m. Ces architraves, taillés en forme d'arc, sont légèrement plus larges au sommet qu'à la base de façon à contre-blancer l'effet de perspective. Ils étaient fixés sur les pierres au moyen d'un dé taillé de façon à s'encastrer dans une encoche faite dans l'architrave même.

A l'intérieur du Sarsen Circle il y a un second cercle de 23 m de diamètre : celui des Pierres bleues - Buestone Circle - et il reste une vingtaine de ces pierres dont la plupart sont opposées diamétralement. Toujours vers l'intérieur, se succèdent deux autres ordres de pierres placées en forme de fer à cheval, ouvert en direction nord-est.

Le premier, dont la construction rappelle celle du Sarsen Circle, était à l'origine formé de cinq groupes de deux monolithes, surmontés d'un architrave. Le groupe le plus atteint une hauteur de 10 m. Le second, formé de structure plus petites, compte 19 pierres, dont la plus haute atteint seulement la hauteur de 2,40 m.

Au centre du monument, entre le deuxième ordre de pierres en fer à cheval, il y a une pierre plate d'une longueur d'environ 5 m, couchée sur le sol. La forme et la position lui ont valu le nome de "pierre d'autel", appellatif que rien ne justifie.

Ceci est Stonehenge. Notons quelques autres détails ; à l'extérieur du Sarsen Circle on remarque deux séries de trous "z" et "y", les premiers à une distance du cercle qui varie entre 1,50 m et 5 m. Les autres environ 12 m. Leur fonction reste inconnue. Il n'y a aucun doute qu'ils furent creuser après l'élévation des monolithes. On y a retrouvé des restes de pierres et de céramiques. Enfin, tout à fait à l'extérieur, contigüe au fossé, il existe une troisième série de trous, connue sous le terme de "Aubrey Holes", du nom de l'antiquaire qui les découvrit en 1666.

Ces derniers furent soigneusement creusés le long de la circonférence d'un cercle de 85m de diamètre et le centre ne s'éloignent jamais plus de 30 ou 35 centimètres de ce cercle. Comme pour les trous "Z" et "Y", ces derniers aussi ont été retrouvés pleins de restes divers : cendres de bois, résidus de silex provenant du découpage d'outils de pierre, traces de crémation etc...

Jusqu'ici rien d'exceptionnel dans la disposition du complexe, si l'on fait exception de la régularité avec laquelle sont placés les grands monolithes du Sarsen Circle et du Bluestone Circle et naturelles de qui force le respect et l'émerveillement, c'est la masse de travail qu'a demandé l'élévation de ces roches. Rien que cela suffirait à se poser des questions sur les motivations qui donnèrent naissance à un tel labeur.

Arrêtons nous sur quelques points importants : les Quatre Stations par exemple. C'est le nom donné à quatre points situés sur le cercle des trous d'Aubrey, marqués certains par des pierres, d'autres par des monticules (de petits tumuli, proéminences du terrain, qui ne dépasse pas une hauteur d'1,50 m). Il y a avant tout une pierre qui porte le numéro 91 - toutes les pierres de Stonehenge ont un numéro et sont numérotées en sens horaire en partant de l'avenue nord-est - positionnée entre les trous d'Aubrey 10 et 11. En continuant dans la même direction et suivant le cercle des trous d'Aubrey on trouve, au-dessus des trous 17 et 18, un monticule qui porte le numéro 92, entouré par un fossé peu profond. Diamétralement opposés à la pierre 91 et au monticule 92, se trouvent une deuxième pierre, la 93, et un second monticule, le 94. Si on relie ces quatre points, deux à deux au moyen de 2 lignes, le 91 avec le 93 et le 92 avec le 94, on remarque que les 2 lignes se croisent au centre, ou très proche du centre, de Stonehenge où elles forment un angle de 60 % correspondant à l'angle au centre d'un triangle équilatéral.

Mais il y a plus. La Pierre du Talon, Heel Stone n° 96, qui est placée à environ 77 m du centre de Stonehenge dans l'avenue qui conduit au monument, est en enfilade avec une autre pierre large, dite la Pierre du Massacre - n°95 - couchée dans le passage qui, à travers le fossé circulaire, conduit à l'avenue du monument.

Cette pierre est appelée ainsi parce que sur le côté extérieur on voit encore la trace du talon du moine que le diable avait jeté contre la pierre. La Heel Stone, qui est entourée d'un fossé, est légèrement inclinée vers le monument et, cette sentinelle isolée, située comme elle est dans l'avenue et tournée vers le "sanctuaire", et semble lui rendre hommage. L'inclinaison, qui rappelle celle du fidèle devant une divinité, renforce l'effet mystérieux de ces témoignages muets d'un culte oublié.

Devant la quantité de pierre on peut ressentir la sensation d'un passé perdu dans le subconscient. On comprend pourquoi, aux cours des siècles du Moyen-Âge mystique quand l'imagination peuplait l'univers de démons, d'elfes, de géants et de fées, il était naturel de voir en Stonehenge, comme dans beaucoup d'autres monuments mégalithiques, de fantastiques ballets de géants pétrifiés, ici par l'oeuvre d'un mage, et là par l'intervention d'un saint. A Stonehenge c'était Merlin l'Enchanteur et dans les landes de Auray, Saint Cornélius. Si on se place au centre de Stonehenge et qu'on regarde dans la direction de la Heel Stone, on remarque avant tout que le sommet de cette pierre coïncide avec l'horizon et , si le jour de notre observation se trouve être le solstice d'été, le 21 juin, on découvre qu'en ce jour le soleil apparaît sur le sommet de la pierre. Il semblerait que ce soit l'antiquaire John Smith a constaté en premier, en 1771, cette coïncidence. En 1901 l'astronome anglais Sir Norman Lockyer repris l'étude du phénomène et tenta d'établir dans quelle mesure les alignements de Stonehenge pouvaient avoir une quelconque relation avec la course du soleil.

Le problème consistait avant tout à déterminer si la Heel Stone avait été mise à cet endroit de façon à ce que son sommet coïncide avec le lever du soleil à un moment donné de l'année. On a pu calculer que le soleil devait apparaître dans l'avenue centrale et sur le sommet de la pierre en 1840 a.C. Mais nous savons qu'à chaque levé du soleil correspond, à un moment donné de l'année, un couché du soleil diamétralement opposé que l'on peut cependant observé uniquement si les deux horizons du levé et du couché sont à la même auteur sur l'horizon, comme c'est le cas à la mer. Au lever du soleil, observé sur le sommet de la Heel Stone, le 21 juin au solstice d'été correspond donc le couché du Soleil, diamétralement opposé, le 21 décembre, jour du solstice d'hiver.

Que remarque-t-on à Stonehenge ? Retournons à notre point d'observation et précisément au centre du monument. De là, le 21 décembre, on aperçoit le couché du soleil juste à gauche de la pierre la plus haute, celle qui marque l'endroit du groupe de deux pierres posées verticalement surmontées d'un architrave. C'est-à-dire que lorsque le monument était intact le soleil apparaissait encadré par cette porte rocheuse.

En 1912, John Abercromby fit à ce propos une observation très pertinente. Jusqu'alors, suivant les conclusions un peu risquées de Sir Normal Lockyer, de ses prédécesseurs et de ses disciples, on pensait généralement que Stonehenge était un monument associé à un culte solaire et que la grande fête de ce culte avait lieu au solstice d'été, le 21 juin. Avec une grande sagacité, Abercromby fit remarquer qu'il n'y avait aucun temple, dans toutes les religions, dans lequel, une fois entrés, on retourne vers l'entrée pour se positionner face à l'endroit où on célèbre le culte. Il semble donc improbable que l'objet du culte célébré à Stonehenge ait été le soleil du solstice d'été. Au contraire on peut très bien supposer que c'est plutôt le soleil du solstice d'hiver, puisqu'à l'époque il apparaissait encadré du grand arc central du monument.

Peu importe l'opinion que l'on a sur ces jeux stellaires, comme on les considère généralement - souvent il faut reconnaître, en faveur de certains archéologues, que dans le cas spécifique, exceptionnel de Stonehenge, il existe des faits, des constations dont on ne peut pas faire abstraction. En 1846, le Révérend Eliot Duke fit de son côté un certain nombre d'observations curieuses sur les Quatre Stations et il vit qu'il existait une relation entre leur position et les solstice d'été et d'hiver. C'est lui qui observa que les deux lignes reliant 91-93 et 92-94 se croisent au centre de Stonehenge. Pareillement il semblerait que, après certaines observations plus récentes, il y ait une relation entre Heel Stone et les Quatres Stations et que ces 5 sites soient plus anciens que le monument lui-même.

Il semblerait en outre que, en restant au centre de Stonehenge il est possible de voir le lever du soleil, sur le sommet de la pierre 93, le 6 mai et le 8 août et, sur le sommet de la pierre 91, le 5 février et le 8 novembre. Ces dates peuvent être considérées comme correspondantes aux début des 4 saisons.

Ceci étant dit, en restant sur les théories solaires et laissant de côté celle purement fantastiques, quelle est la signification de cet étrange monument ? Certains soutiennent peut-être à raison, qu'il s'agissait d'un temple dédié à un culte solaire dont la grande fête coïncidait avec le solstice d'hiver. D'autres, suivant les conceptions de Sir Arthur Evans, l'explorateur de Crète antique et des palais minoens, y voient l'image d'un labyrinthe, l'entrée d'une tombe mystique, d'un antre béant qui mettait en communication le monde sublunaire avec le monde infernal.

Tout ceci semble plutôt "fantastique", du moins tant qu'on n'aura pas effectivement établit à quel peuple et à quelle civilisation appartenait Stonehenge. Il est impossible, aujourd'hui, de relier Stonehenge avec telle ou telle civilisation connue de la Grande Bretagne ou du contient. Naturellement on a parlé des Druides, mais il est bien connu qu'aucun monument de l'âge du Bronze ou des périodes antérieures ne leur est attribué. A partir du XVIIIe siècle et au-delà on a relié les Druides avec Stonehenge sans aucun support, et cela n'a conduit qu'à un cul-de-sac. Les Druides n'arrivèrent en Grande Bretagne qu'à partir du Ve siècle a.C., mais Stonehenge est de toute évidence bien plus ancien encore.

En général on admet que le monument puisse appartenir à la fin de la période Néolithique britannique et au début de l'Âge du Bronze. Ceci car on sait que certaines populations néolithiques avaient pour habitudes d'ériger des monuments mégalithiques et aussi parce que divers objets retrouvés à Stonehenge appartiennent à cette époque. On remarquera toutefois qu'aucun monument de l'époque néolithique ne s'apparente, même de loin à Stonehenge. Si nous acceptons donc l'hypothèse néolithique la réalisation du monument daterait d'environ 1800 a.C.

Stuart Piggott, de l'Université d'Edimbourg, qui a récemment étudié Stonehenge, pense que le monument appartient à deux périodes. Il place l'aire rituelle, le fossé et les trous Aubrey vers la fin du Néolithique donc vers 1900-1800 a.C. et les objets trouvés auprès du Bluestone, le Sarsen Circle et les autres pierres qui y sont contenues, aux alentours de la période comprise entre 1500 et 1300 a.C. Il relie ainsi Stonehenge aux petites collines rondes de la civilisation du Wessex, vers la fin du premier Âge du Bronze.

R.S. Newall, au contraire, distingue 5 stades de construction, mais il fait remarquer qu'il est impossible de décider s'ils font partie d'une seule et même projet ou si un laps de temps plus ou moins long s'est étalé entre ces derniers. En contraste avec Piggott, Newall pense que les 5 groupes d'arches qui forment à Stonehenge le cercle extérieur en fer à cheval, ressemblent étrangement, par leur forme, à ces couloirs externes, aux "cairn" de l'Irlande du Nord qui sont unanimement assignés à l'époque néolithique.

En 1951, l'Université d'Edimbourg décida de commencer une nouvelle série de recherches à Stonehenge. L'expédition était dirigée par Stuart Piggott accompagné de RJ.C. Atkinson, par J.F.S. Stone et par R.S. Newall. La mission avait pour but d'étudier surtout le problème de la date d'élévation des différentes parties du monument et d'établir un relief photographique complet.

La Heel Stone est la clé de voûte sur laquelle repose toute la théorie solaire et c'est pour cette raison que c'est sur elle que se base les recherches des scientifiques. On procéda à une analyse soignée du terrain au pied de cette dernière et les restes qui furent recueillis, une fois analysés avec la méthode du carbone radioactif, fournirent la date de 1848 a.C. avec une marge d'erreur de 275 ans.

La coïncidence de cette date avec celle citée précédemment saute aux yeux. Les trous "Y" et "Z" ont fourni eux aussi des matières organiques qui ont permis de fixer leur date à 1500 a.C. correspondant à l'âge du Bronze.

Une série d'images sculptées sur la pierre n° 53 représente une hache et un poignard et nous donne d'autres points d'enquêtes qui sont aujourd'hui encore à l'état de simples hypothèses.

Les lames de hache, représentée en taille réelle sur la pierre de Stonehenge, ne créent pas de difficultés d'interprétation. Elles sont toutes du type utilisé en Angleterre durant l'Âge du Bronze et un exemplaire de ce type a été retrouvé non loin de Stonehenge et se trouve aujourd'hui au musée de Salisbury. En revanche, le poignard retrouvé incisé sur la pierre 53 est d'un type inconnu en Europe occidentale à cette époque. Cette forme appartient à un type découvert sur la côte de la mer Égée. En effet, une stèle qui surmonte une des tombes pré-homériques de Mycènes, nous fournit un modèle similaire de cette arme. Sur cette stèle est également représenté un char avec un guerrier armé d'un de ces poignards à lame triangulaire. Les tombes de Mycènes sont datées de 1600-1500 a.C. Donc si les sculptures de Stonehenge représente ce qu'il semble admit par tous, un poignard de type mycénien, nous aurions une nouvelle indication sur de possibles rapports entre le monde de l'Égée et la Grande Bretagne durant l'Âge du Bronze.

Mais le mystère reste toutefois entier en ce qui concerne les architectes et le peuples qui se rendaient à Stonehenge pour adorer le Soleil.

Quel peuple déplaçait aussi facilement de tels blocs de pierre ? Quels rites célébrait-il avec de longues processions qui partaient de l'avenue et parcouraient à pas lent se dirigeant vers le sanctuaire ?

Au fil du temps, seuls des chants et des prières étaient-ils offert ou bien sûr ces immenses et énormes pierres, comme la Pierre du Massacre ou l'Autel le sang coula en offrande au soleil, source de toutes vies ? Est-ce que des coeurs palpitants étaient offerts comme au Mexique ? Nous n'en saurons probablement jamais rien.

Parfois nous devons nous résigner à ne jamais savoir. Après Merlin l'Enchanteur, après la Danse des Géants, voilà qu'apparaît aussi le spectre de Dédale qui, provenant de la lointaine Grèce erre lui aussi, entre les ruine de Stonehenge, comme le prince Obéron et le lutin Puck, le roi Arthur, la fée Morgane et les Chevaliers de la Table Ronde.

Le mystère demeure !

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Re: Stonehenge

Message  maniak le Sam 3 Sep - 9:57

Un bien bel article Marjy félicitations

Pour ma part j'ai la certitude que le site de stonehenge est très ancien, peut être même plus de 4000 ans, que son but est astronomique et que ses constructeurs originaux étaient marins ou avaient des origines maritimes.

Je m'explique.

On ne sait pas réellement a quelle époque les premières observations astronomiques ont eu lieu mais il y a fort a parier que nos ancêtres ont observé les étoiles et en sont arrivés a la conclusion que certains cycles sont répétitifs sur de courtes périodes (rotation de la terre autour du soleil, l'année solaire et les saisons), d'autres sur des périodes plus longues (les différentes ellipses effectuées par la terre dans sa rotation autour du soleil), d'autres encore sur des périodes dépassant notre appréhension actuelle (précession des équinoxes rotation de la terre sur elle même).

Il n'y a qu'a regarder l'influence des rapports météorologiques sur les prises de décisions des agriculteurs actuels pour se rendre compte de l'importance d'avoir une capacité a prévoir ces différents évènements et comprendre les raisons et les efforts consacrés a l'édification de tels sites.

Les connaissances de l'époque (quelle qu'elle soit) découlent forcément d'une observation sur de longues périodes or on sait que l'homme existe sur terre sous sa forme actuelle et se déplace depuis plus moins 100000 ans, sans parler de ses ancêtres qui avaient a mon avis des capacités similaires d'observation dont il a pu profiter avant de se sédentariser.

Le meilleur moyen de garder un cap lorsque l'on se déplace sans instrument est de se fier aux étoiles et a leurs mouvements dans le ciel ce qui fut le leitmotiv de bien des marins de l'antiquité et a n'en pas douter de beaucoup de génération bien antérieures.
lascaux une carte ?

La première nécessité d'une population quand elle se sédentarise est la capacité a prévoir ses possibilités futures, il me parait donc plausible que ce type de site soit la conséquence du besoin de se repérer dans le temps afin de d'anticiper précisément sur les cycles qui régissent les conditions de vie sur notre terre.

De plus, les connaissances et la technologie nécessaires à l'édification de grand monolithes sont tout aussi nécessaires à la construction de bateaux (cordages, poulies, application des forces de levier, construction d'outils et de pièces mécaniques, principe des poids et contre-poids)

J'ai lu beaucoup sur Stonehenge et le fait que le site soit un observatoire solaire et lunaire (ce dont je ne doute aucunement) mais il est a mon avis possible qu'il soit plus que ça (tout comme le site de Guizèh) à savoir que les cercles extérieurs et certains monolithes pourraient bien permettre des calculs des déclinaisons précessionnelles qui furent, j'en suis certain, observés par nos ancêtres les plus reculés,
un cycle complet représentant 26000 ans homo sapiens en a donc déjà observé au moins trois.

Bien que le site de Stonehenge soit plus récent que les constructions le plus antiques il est a mon avis certain que les connaissances qui ont permis son édification (tout comme celui de Guizèh encore une fois), lui soit largement antérieures voir même qu'elles ne soient que les bribes d'un bagage astronomique qui remonte a une époque dont ne fait que commencer a entrevoir l'existence.

Mais je m'écarte. scratch


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Re: Stonehenge

Message  Philippe Mind le Sam 3 Sep - 10:28

On sait que les mayas utilisaient déjà l'astronomie par contre pour l'ancienneté je ne connais pas la date exacte mais il se peut que ce soit plus ancien que Stonehenge.
Bon passons à Stonehenge à présent j'ai pour ma part une théorie très différente qui me vient d'un documentaire de National Geographic intitulé "Le mystère de Stonehenge révélé".
Dans ce Dvd on explique dans les grandes lignes que suite à la fin de la grande période glaciaire le continent anglo saxon s'est retrouvé séparé de l'Europe. La conséquence directe fut la disparition de gros gibier tel que le mammouth, la chasse était donc moins productive et plus fatigante.
L'Homme aurait donc été contraint de se tourner vers l'agriculture et donc de se tourner vers deux astres la Lune et le Soleil.
Stonehenge serait érigé à l'origine pour cela.

Un anthropologue, Lionel Sims, parle également de cérémonie où un prêtre (Messager de Dieu) montrait qu'un Dieu existait en organisant une cérémonie au solstice d'hiver et au solstice d'été. Les rayons du Soleil passaient à travers un orifice et frappait le sommet d'un rocher appelé pierre talon. L'effet qui s'en suivait est que les gens en période de famine et donc d'émeutes, de vols, et de crimes se sentaient apaisés et gardé l'espoir de jour meilleurs à venir en se disant que le tout puissant veillait sur eux.
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